Ah! les mossi, encore eux

Un samo est employé comme cadre supérieur dans une entreprise de traitement statistique et informatique de la place, mais souvent, il est en retard.

Le patron: « vous êtes encore en retard ce matin?… ».
Le samo: « Oh! Oui, veuillez m’excuser, ma femme a eu encore un accouchement difficile… »
Le patron: « Un accouchement difficile, dites-vous?…tout comme la semaine dernière…! et la semaine d’avant…! Votre femme accouche docn en moyenne 3 à4 fois par mois? Vous vous foutez de moi? Ou Quoi?
Même les femmes mossi qui ignorent le planning familial n’accouchent pas autant…!
Le samo: « Oh non! pas du tout; ma femme n’est pas mossi, elle est sage-femme accoucheuse à domicile, mais par contre, nous habitons dans un quartier mossi.

Celui qui étudie l’évolution des mossi
Monsieur Ky D. André

Source: Observateur Paalga n°7449 du jeudi 20 août 2009

Parenté à plaisanterie : Bissa et Gourounsi perpétuent la tradition à Garango

bissaL’Amicale des parents à plaisanterie Bissa-Gourounsi (APP/B-G) a organisé les 1er et 2 août 2009 à Garango dans la province du Boulgou, la IIe édition de la parenté à plaisanterie Bissa-Gourounsi sur le thème : « La plaisanterie au service de l’environnement ».

« Un Bissa, dans le temps, aurait confié une tête de chien à un vieux Gourounsi. Revenu quelques moments après pour reprendre sa viande, il constatera que celui-ci l’a déjà mangée avec sa famille ». Mythe, légende ou réalité, cette anecdote serait à l’origine de l’alliance à plaisanterie entre les deux ethnies. Mais qu’à cela ne tienne. Bissa et Gourounsi n’entendent pas rompre « cette relation originelle », héritage des ancêtres et véritable facteur de paix sociale. Ils l’ont ainsi démontré, ce samedi 1er août 2009 à Garango, à la faveur de la IIe édition de la parenté à plaisanterie Bissa-Gourounsi organisée par l’Amicale des parents à plaisanterie Bissa-Gourounsi (APP/B-G). Après la 1re édition, l’année dernière à Doudou, dans la province du Sanguié, c’est Garango qui a été le lieu de convergence des gens de Sapouy, Léo, Réo, Tenado, … en somme toute la grande famille gourounsi.

« Ils sont venus pour nous envahir. Mais nous leur offrons la ville pour la seule journée du 1er août. Après ils seront tous immatriculés car lorsqu’on a des biens, il faut connaître le nombre », a annoncé le maire de la commune de Garango, André Zouré, donnant le ton des activités. Joutes oratoires, jeu verbal, histoires drôles… Chaque groupe s’est activé à rabattre le caquet de l’autre dans une ambiance très détendue. Cependant, les différents acteurs n’ont pas perdu de vue le bien-fondé de cette tradition bien ancestrale.

« C’est un bien précieux qu’il convient, par toutes les formes, tous les moyens et en toute occasion, de signifier notre attachement et le léguer aux générations futures », a indiqué le président de l’APP/B-G, Halidou Lengani. Le parrain de ces journées, le directeur général de la SOBCA, Mamadi Napon (un Gourounsi) a abondé dans le même sens : « la parenté à plaisanterie est une source intarissable, un patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres et que nous devons absolument préserver ». Le thème de cette IIe édition de la parenté à plaisanterie, « la plaisanterie au service de l’environnement », Bissa et Gourounsi ont saisi cette occasion pour reverdir la nature de Garango. « La relation entre parenté à plaisanterie et l’environnement est plausible et directe.

Toute action que nous voulons entreprendre sur le plan social, culturel et éducatif en passant par la parenté à plaisanterie ne pourra que porter encore plus loin le message », a souligné le parrain Mamadi Napon. Avant d’ajouter à l’endroit des organisateurs : comme le souligne l’adage, « la culture est la seule chose qui nous reste lorsqu’on a tout perdu. Je pense que vous l’avez si bien compris et vous avez décidé de mettre cela au service de l’environnement ».

A cet effet, un espace dit, « jardin de la parenté à plaisanterie » a été créé. Sur place, ce sont au total 500 arbres fruitiers composés de manguiers, de citronniers, de goyaviers… qui ont été plantés, bien sûr toujours dans une atmosphère très détendue. Entre-temps, ils ont été aidés dans leur activité de reboisement par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Alain Yoda. Avec ce jardin, Bissa et Gourounsi veulent laisser aux générations futures, un témoignage de leur fraternité. A l’issue de la journée, un match de football a opposé les deux communautés avec en prime, un trophée atypique : un panier d’arachides plus une tête de chien. Evidemment qu’il n’y a pas eu de vainqueur sur le terrain.

Sié Simplice HIEN

Sidwaya

Augusta Palenfo crée son festival d’humour

Kantigui a ouï dire que le rire et l’humour sont en fête du 7 au 9 février 2008 à Ouagadougou avec la première édition du Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO). L’initiatrice, Augusta Palenfo et son association Elipse, entendent contribuer à la promotion des artistes-humoristes burkinabè et d’ailleurs. Côté burkinabè, sont annoncés Gombo.com, Génération 2000, Pivot, Gérard, Alassane Dakissaga, KPG et de la suisse Afriopa. La musique sera également de la fête avec Adji, Oskimo, Prince Zoétaba, Daisy Franck. Les spectacles vont avoir lieu au Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO) et au Centre culturel français Georges-Méliès.

Source: Kantigui – Sidwaya