Faits divers de Sacré : Le divorce de l’instituteur

La petite Yéri a 14 ans avec un physique et une beauté qui promettent. Yéri sera une très belle créature ; c’était sûr et il n’était pas besoin d’être grand clerc pour s’en apercevoir. Déjà les hommes lui décochaient des regards coulants d’envie. Du lot, l’instituteur du coin. Mais Yéri étant trop jeune pour saisir ces muettes avances, l’instituteur fera carrément la cour à ses parents. Aux mois de carême il leur envoyait du sucre et des fruits, se proposait de rendre de menus et grands services ; et pendant les vacances il participait aux travaux champêtres de la famille. Il était toujours là même quand on n’avait pas besoin de lui. S’étant fait adopter par cette famille, il finit un jour par avouer au père les sentiments qu’il ressentait pour Yéri. Bref, Continuer la lecture de « Faits divers de Sacré : Le divorce de l’instituteur »

Châtiment divin ou leçon d’une vie

Abdallah est maintenant persuadé qu’aucun sacrifice ne pourra lui faire retrouver son enfant égaré. Son épouse quant à elle, tente de supporter la situation, mais en vain. Aussi, passe-t-elle parfois ses journées à pleurer et sans rien manger. « Qui sème le vent, récolte la tempête », pourrait-on dire à Abdallah, malgré sa peine. Couturier de renommée, Abdallah est une adresse sûre pour les cadres et toute personne en quête de haute couture. Son atelier est devenu une école pour tous ceux de la région qui veulent embrasser le métier. Continuer la lecture de « Châtiment divin ou leçon d’une vie »

Un parieur qui refuse 14 millions de F CFA

« Chaque chose à son temps » dit-on couramment. Et Amara ne dira pas le contraire, parce qu’il a failli devenir fou, pour avoir refusé un gain de 14 millions au Pari mutuel urbain burkinabè (PMU/B). Fidèle parieur, Amara a l’habitude de prendre les grands carnets comme aiment dire les fidèles clients de la maison de la chance du Burkina. Sauf erreur de notre part, le grand carnet est la combinaison de jeu avec plusieurs chevaux à la fois. Amara après une longue recherche de bons chevaux ce jour, s’était présenté devant la vendeuse du quartier. Continuer la lecture de « Un parieur qui refuse 14 millions de F CFA »

« Là, où tu te caches, nous, on dort là-bas »

Il est un commandement des saintes écritures qui dit ceci « Tu ne voleras point ! ». Apparemment, il y a en qui pense que ce commandement ne leur est pas adressé et ne savent que faire de pareils adages. Le fait d’aujourd’hui est une histoire que j’ai observée le week-end dernier à Koulouba. Vous savez ? Il y a aussi une chanson bien connu qui dit que « là où tu te caches nous on dort là-bas » c’est ce que notre infortuné du jour aura eu le malheur de constater. Continuer la lecture de « « Là, où tu te caches, nous, on dort là-bas » »

Saint Valentin

Vraiment, est-ce qu’on a besoin de choisir un seul jour dans l’année pour démontrer son amour à quelqu’un ? L’amour doit se vivre chaque jour que Dieu fait, non ? Alors, a-t-on vraiment besoin de jouer à cette comédie de Saint Valentin ? Oui, oui ! J’estime que c’est de la comédie ! Ce n’est pas l’amour qu’on célèbre, mais autre chose. Une anecdote pour commencer. L’année dernière, il y a un monsieur qui avait offert un joli cadeau à sa dulcinée, celle qu’il considérait comme la prunelle de ses yeux, sa rose du Sahara et que sais-je encore ? Eh bien, le soir du même jour, il s’est retrouvé avec le même cadeau sur les bras. Non, ce n’est pas sa dulcinée qui le lui a ramené ! C’est plutôt une autre demoiselle à qui le monsieur en question avait dit aussi qu’elle est l’humus de son champ de maïs. Ce qui veut dire que la première « dulcinée » a remis le cadeau à un autre type qui a remis à une autre et … Voilà ! Où est l’amour dans tout ça ? Si ce n’est pas de la comédie, c’est quoi ? Je vous fais grâce du cas de ceux ou de celles qui inventent des voyages à l’occasion, qui trucident leur arrière-grand-mère morte avant leur naissance, ou qui deviennent malades juste pour pouvoir diminuer le nombre de gars, de gos, d’amants ou de maîtresses avec qui ils ou elles doivent fêter la « Saint Valentin ». Autant de choses qui me poussent à dire que ce n’est pas l’amour qu’on célèbre ce jour-là. Et, ce n’est pas tout. Non seulement on ne célèbre pas l’amour, mais en plus, on fait du business sur le dos de l’amour ! Personne ne réussirait à me prouver le contraire quand je vois ces « promos » tous azimuts qui nous tombent dessus depuis quelque temps, en prélude au 14-février. Des téléphones portables « amoureux », des motos « valentinisées », des pagnes, des chaussures et bracelets griffés « Saint Valentin », des fleurs et autres gadgets aux couleurs de l’amour, et j’en passe. Avec le 14-février, on fait vraiment de bonnes affaires. Hé, une minute ! Je n’ai pas dit que je suis contre le fait que les gens travaillent à assurer leur pain au couscous quotidien. Seulement, ce sont les conséquences que cela peut avoir sur les coeurs et le comportement de mes concitoyens qui m’attristent. En effet, cela porte un coup mortel au sentiment vrai et fait triompher le matérialisme. Il n’y a pas longtemps, la Saint Valentin se fêtait le plus simplement possible. Une petite fleur par-ici, une carte par-là et vive les flammes de l’amour ! Mais, depuis que des petits malins véreux ont découvert ce filon, tout a changé. Aujourd’hui, ce n’est pas certain qu’une fleur fera l’affaire d’une demoiselle un 14-février. Et, inversement, cela ne fera pas l’affaire du Valentin, car la fleur pâlira quand un « sachet noir » parfumé de l’odeur d’un poulet rôti ou de poisson braisé entrera dans la danse. Le romantique « en fleurs » risque de s’entendre dire :  » Des fleurs ? Mais Patrick, est-ce qu’on mange des fleurs ? Non, merci ! Je n’en veux pas ! Je préfère le poulet de Sébastien ! » Et, ce n’est pas certain que ce Sébastien a gagné le gros lot, car si un Paul se pointe avec un portable dernier cri ou une moto dernier cri comme cadeau de Saint Valentin… Voilà ! Vous conviendrez avec moi que c’est désolant de voir des couples voler en éclats le jour même où les unions sont censées se renforcer, parce qu’un cadeau n’a pas été offert ou a été jugé sans valeur. C’est vrai qu’heureusement, il y a des exceptions. Tous ne font pas du 14-février un tabac. Mais une bonne majorité y est accrochée, copiant et adoptant d’une mauvaise manière un comportement social qui vient d’ailleurs. Et, à l’allure où vont les choses, je suis assez fou pour croire qu’on finira par décréter le 14-février, chômé et payé au Faso !
Le Fou – le Pays

Fait de chez nous : « Fari-Foni*, 2 faces »

Tènin a développé une haine générale contre tous les vendeurs ambulants des médicaments de rue. Elle a, en plus de cette option, décidé de sensibiliser autant faire que peut, l’ensemble des personnes, femmes, hommes, jeunes comme vieux de la localité qui continuent l’automédication avec ces médicaments que Tènin appelle poison. Jamais, Tènin n’a été aussi ferme depuis qu’elle a quitté les siens pour être auprès de son mari. Mère de quatre enfants, Tènin avait toujours utiliser soit les feuilles, soit les racines des arbres pour faire face aux bobos de ses enfants. Continuer la lecture de « Fait de chez nous : « Fari-Foni*, 2 faces » »

C’est pour avoir beaucoup d’argent !

Il y a des croyances qui non seulement sont absurdes et qui malheusement ont également la vie dure. Ou bien c’est parce qu’elles sont absurdes qu’elles ont la vie dure. C’est comme celle qui dit que coucher avec une folle ou une handicapée quelconque donne la fortune, ou te fait riche en centaine de millions. Léonard, lui a choisi de faire ça avec une sourde-muette. C’est encore mieux ; il aurait pu commettre la catastrophe de faire cela avec une folle, être déboussolé qui n’a aucune volonté de refus. Léonard ne m’a pas très bien expliqué comment il a fait pour convaincre la sourde-muette. Il m’a surtout parlé de la très grosse honte qu’il a bue. Son nom est gâté et il n’a pas eu ce qu’il voulait : l’argent à profusion. Continuer la lecture de « C’est pour avoir beaucoup d’argent ! »

La confidente devenue la coépouse

Alima ne sait plus à qui se confier. Elle n’a que ses yeux pour pleurer. Drissa son mari qui n’a trouvé mieux que d’épouser la confidente d’Alima, est indifférent aux pleurs de la dernière. Agent d’une entreprise financière, Drissa et Alima se sont mariés pendant que monsieur était toujours au chômage. Le petit commerce exercé par madame était la seule source de revenu du couple. C’est dans cette galère que Drissa a été retenu suite à un recrutement régional organisé par son service actuel. Depuis que monsieur a commencé à avoir quelque chose chaque fin de mois, il a commencé à découcher. A chaque fois qu’Alima a voulu se plaindre, elle était violentée sans pitié. Continuer la lecture de « La confidente devenue la coépouse »

Fait de chez nous : Le SMS du divorce

« Même dans ma tombe, je me souviendrai toujours de cette partie agréable que nous avons passée ensemble. Je n’oublierai jamais ce 4 décembre passé à tes côtés. Sache que tu es et tu resteras mon amour préféré. » Oumar qui n’avait pas bien compris ce message qui pourtant a failli lui couper le souffle, l’a relu une seconde fois. Continuer la lecture de « Fait de chez nous : Le SMS du divorce »