Le nouveau dictionnaire burkinabè est en marche

Gle Diendere. La diendereba
Gle Diendere. La diendereba

Le Burkina Faso vient de connaitre son sixième coup d’état de son histoire moderne. Le dernier a donné l’occasion au burkinabè de fertiliser leur imagination et en voici le résultat:

  • Ablasseries: conneries/idioties
  • Achillage: fuite
  • Bambatiser: lire un discours qu’on ne comprend pas soi-même
  • Burkinabiser: être intègre jusqu’à a moelle
  • Cedeoliser: soutenir un putsch
  • Diendereba: habit sur mesure loin du corps
  • Dienderiser: terroriser
  • Dienderite: un coup d’État  idiot
  • Gilberter: trahir
  • Hollandiser: adapter sa politique étrangère selon le sens du vent
  • Komboidiser: retirer de grosses sommes d’argent
  • Léoncer: dormir allègrement pendant un évènement très important
  • Mackysallire ou Yayiboniser: saboter

Voici un texte post-coup-d’état qui résume parfaitement la situation (Journal du Jeudi):

Ce matin, les vaillants jeunes de Kaya sont en contrôle de péage pour éviter l’achillage des éventuels auteurs et complices du putsh. Les populations, après avoir été dienderisé pendant une semaine pourront enfin léoncer tranquillement ce soir. Comme je ne suis pas militaire, je préfère me taire sur les accords forces loyalistes-RSP pour ne pas dire des ablasseries. Espérons qu’enfin les institutions bancaires ouvriront bientôt pour nous permettre de komboidiser même si on n’en a pas. Pourvu que plus jamais personne ne puisse gilberter les idéaux de notre république. Vive le Burkina Faso.

En ce jour 28 septembre 2015, bonne reprise de travail à tous les burkinabè et que vive la paix dans le pays.

 

Gombo.com relève le challenge

La première édition de « Top vacances humour » s’est déroulée, le samedi 25 août 2012, à Ouagadougou, sous le thème : « Kareme, pas de caramel ni de caresse ». Le duo ‘’Gombo.com’’ accompagné de plusieurs autres humoristes ont livré un spectacle époustouflant à la Maison du peuple qui, pour la circonstance, a fait le plein.

Le samedi 25 août 2012, aux environs de 19heures, le ciel était menaçant sur la Maison du peuple. Malgré cela, de nombreux spectateurs, tickets en main, étaient déterminés à accéder l’intérieur de la bâtisse. A 19h 45, l’animateur-vedette, Alain-Alain, déroule le chronogramme de la soirée avec en sus, des brèves humoristiques pour donner le ton de la soirée. Continuer la lecture de « Gombo.com relève le challenge »

Faits divers de Sacré : Le divorce de l’instituteur

La petite Yéri a 14 ans avec un physique et une beauté qui promettent. Yéri sera une très belle créature ; c’était sûr et il n’était pas besoin d’être grand clerc pour s’en apercevoir. Déjà les hommes lui décochaient des regards coulants d’envie. Du lot, l’instituteur du coin. Mais Yéri étant trop jeune pour saisir ces muettes avances, l’instituteur fera carrément la cour à ses parents. Aux mois de carême il leur envoyait du sucre et des fruits, se proposait de rendre de menus et grands services ; et pendant les vacances il participait aux travaux champêtres de la famille. Il était toujours là même quand on n’avait pas besoin de lui. S’étant fait adopter par cette famille, il finit un jour par avouer au père les sentiments qu’il ressentait pour Yéri. Bref, Continuer la lecture de « Faits divers de Sacré : Le divorce de l’instituteur »

Châtiment divin ou leçon d’une vie

Abdallah est maintenant persuadé qu’aucun sacrifice ne pourra lui faire retrouver son enfant égaré. Son épouse quant à elle, tente de supporter la situation, mais en vain. Aussi, passe-t-elle parfois ses journées à pleurer et sans rien manger. « Qui sème le vent, récolte la tempête », pourrait-on dire à Abdallah, malgré sa peine. Couturier de renommée, Abdallah est une adresse sûre pour les cadres et toute personne en quête de haute couture. Son atelier est devenu une école pour tous ceux de la région qui veulent embrasser le métier. Continuer la lecture de « Châtiment divin ou leçon d’une vie »

Festival International du rire et de l’humour de Ouagadougou

Le talent des artistes humoristes de la sous-région était à l’honneur du 10 au 12 mars à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, à la faveur de la 4e édition du festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO).

Kôrô Abou, {le comédien|l’humoriste} ivoirien, connu à travers de nombreuses séries télévisées dont « Nafi », a émerveillé les spectateurs de la cérémonie d’ouverture de la 4e édition du festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO). En effet, au cours du spectacle d’ouverture {du festival|de la manifestation} intervenue dans la soirée du 10 mars 2011 au Centre national des arts du spectacle et de l’audio visuel (CENASA), Kôrô Abou a surpris les spectateurs en présentant un numéro dans un mooré soutenu. Le {le comédien|l’humoriste} a fait rire l’assistance à gorge déployée aussi bien dans le langage Nouchi que dans le dialecte de M’ba Goama. Ce fut une surprise pour beaucoup d’admirateurs du comédien. Un spectateur, visiblement ému et fier de ce mariage linguistique, s’est exclamé en ces termes : « Vous voyez, il démontre que Burkinabè et Ivoiriens sont vraiment des membres d’une même famille ».

Tout comme Kôrô, le Camerounais, Major André Akoa, le Malien, ATT Junior, le Togolais, Folo Foli, ont assuré un spectacle hilarant à la hauteur des attentes des spectateurs parmi lesquels on comptait des personnalités dont le ministre de la Culture, des arts, du tourisme et de la Francophonie, Filippe Savadogo les ambassadeurs d’Allemagne et du Mali et Mickaïlou Kéré, le représentant du DG de la Centrale d’achat des médicaments génériques (CAMEG), le parrain de l’édition. L’initiatrice de la manifestation, Augusta Palenfo, a été félicitée par le ministre en charge de la Culture et le représentant du parrain, pour le caractère intégrateur du festival. « Les artistes ont un rôle important dans le processus d’intégration entre les peuples des différents pays d’Afrique et du reste du monde ; le FIRHO nous en donne la preuve », a relevé le ministre en charge de la Culture.

Yembi Richelieu ZONGO

Un parieur qui refuse 14 millions de F CFA

« Chaque chose à son temps » dit-on couramment. Et Amara ne dira pas le contraire, parce qu’il a failli devenir fou, pour avoir refusé un gain de 14 millions au Pari mutuel urbain burkinabè (PMU/B). Fidèle parieur, Amara a l’habitude de prendre les grands carnets comme aiment dire les fidèles clients de la maison de la chance du Burkina. Sauf erreur de notre part, le grand carnet est la combinaison de jeu avec plusieurs chevaux à la fois. Amara après une longue recherche de bons chevaux ce jour, s’était présenté devant la vendeuse du quartier. Continuer la lecture de « Un parieur qui refuse 14 millions de F CFA »

« Là, où tu te caches, nous, on dort là-bas »

Il est un commandement des saintes écritures qui dit ceci « Tu ne voleras point ! ». Apparemment, il y a en qui pense que ce commandement ne leur est pas adressé et ne savent que faire de pareils adages. Le fait d’aujourd’hui est une histoire que j’ai observée le week-end dernier à Koulouba. Vous savez ? Il y a aussi une chanson bien connu qui dit que « là où tu te caches nous on dort là-bas » c’est ce que notre infortuné du jour aura eu le malheur de constater. Continuer la lecture de « « Là, où tu te caches, nous, on dort là-bas » »

Saint Valentin

Vraiment, est-ce qu’on a besoin de choisir un seul jour dans l’année pour démontrer son amour à quelqu’un ? L’amour doit se vivre chaque jour que Dieu fait, non ? Alors, a-t-on vraiment besoin de jouer à cette comédie de Saint Valentin ? Oui, oui ! J’estime que c’est de la comédie ! Ce n’est pas l’amour qu’on célèbre, mais autre chose. Une anecdote pour commencer. L’année dernière, il y a un monsieur qui avait offert un joli cadeau à sa dulcinée, celle qu’il considérait comme la prunelle de ses yeux, sa rose du Sahara et que sais-je encore ? Eh bien, le soir du même jour, il s’est retrouvé avec le même cadeau sur les bras. Non, ce n’est pas sa dulcinée qui le lui a ramené ! C’est plutôt une autre demoiselle à qui le monsieur en question avait dit aussi qu’elle est l’humus de son champ de maïs. Ce qui veut dire que la première « dulcinée » a remis le cadeau à un autre type qui a remis à une autre et … Voilà ! Où est l’amour dans tout ça ? Si ce n’est pas de la comédie, c’est quoi ? Je vous fais grâce du cas de ceux ou de celles qui inventent des voyages à l’occasion, qui trucident leur arrière-grand-mère morte avant leur naissance, ou qui deviennent malades juste pour pouvoir diminuer le nombre de gars, de gos, d’amants ou de maîtresses avec qui ils ou elles doivent fêter la « Saint Valentin ». Autant de choses qui me poussent à dire que ce n’est pas l’amour qu’on célèbre ce jour-là. Et, ce n’est pas tout. Non seulement on ne célèbre pas l’amour, mais en plus, on fait du business sur le dos de l’amour ! Personne ne réussirait à me prouver le contraire quand je vois ces « promos » tous azimuts qui nous tombent dessus depuis quelque temps, en prélude au 14-février. Des téléphones portables « amoureux », des motos « valentinisées », des pagnes, des chaussures et bracelets griffés « Saint Valentin », des fleurs et autres gadgets aux couleurs de l’amour, et j’en passe. Avec le 14-février, on fait vraiment de bonnes affaires. Hé, une minute ! Je n’ai pas dit que je suis contre le fait que les gens travaillent à assurer leur pain au couscous quotidien. Seulement, ce sont les conséquences que cela peut avoir sur les coeurs et le comportement de mes concitoyens qui m’attristent. En effet, cela porte un coup mortel au sentiment vrai et fait triompher le matérialisme. Il n’y a pas longtemps, la Saint Valentin se fêtait le plus simplement possible. Une petite fleur par-ici, une carte par-là et vive les flammes de l’amour ! Mais, depuis que des petits malins véreux ont découvert ce filon, tout a changé. Aujourd’hui, ce n’est pas certain qu’une fleur fera l’affaire d’une demoiselle un 14-février. Et, inversement, cela ne fera pas l’affaire du Valentin, car la fleur pâlira quand un « sachet noir » parfumé de l’odeur d’un poulet rôti ou de poisson braisé entrera dans la danse. Le romantique « en fleurs » risque de s’entendre dire :  » Des fleurs ? Mais Patrick, est-ce qu’on mange des fleurs ? Non, merci ! Je n’en veux pas ! Je préfère le poulet de Sébastien ! » Et, ce n’est pas certain que ce Sébastien a gagné le gros lot, car si un Paul se pointe avec un portable dernier cri ou une moto dernier cri comme cadeau de Saint Valentin… Voilà ! Vous conviendrez avec moi que c’est désolant de voir des couples voler en éclats le jour même où les unions sont censées se renforcer, parce qu’un cadeau n’a pas été offert ou a été jugé sans valeur. C’est vrai qu’heureusement, il y a des exceptions. Tous ne font pas du 14-février un tabac. Mais une bonne majorité y est accrochée, copiant et adoptant d’une mauvaise manière un comportement social qui vient d’ailleurs. Et, à l’allure où vont les choses, je suis assez fou pour croire qu’on finira par décréter le 14-février, chômé et payé au Faso !
Le Fou – le Pays